Les micro-crédits
De la femme esclave à la femme entrepreneuse...
Agir où le système n’intervient pas
Voix Libres a introduit dès 1994 en Bolivie une micro-finance informelle. Elle intervient là où le système bancaire et public est inexistant : populations marginalisées des prisons, des dépôts d’ordures, des villages isolés et des mines.
Le micro-crédit sans intérêts de Voix Libres est à court terme (2 à 8 mois). Ainsi, le fonds rotatif tourne en moyenne 4 fois par an, ce qui triple le nombre de familles bénéficiaires. Il n’est lié à aucune exigence de garantie, car il se base sur la confiance et la volonté des plus pauvres de faire preuve de leurs talents. Chaque bénéficiaire signe un contrat solidaire aux clauses strictes où il s’engage à former au minimum 2 à 3 apprentis.
Un capital pour un nouveau départ…
Le crédit constitue pour le bénéficiaire un capital de départ inespéré (30 dollars). Ce montant suffit pour quitter un travail de
misère et créer une activité indépendante de commerce ou d’artisanat. Au fur et à mesure de ses remboursements, l’emprunteur a accès à un deuxième ou troisième crédit (de 50 à 100$), agissant comme un levier de force jusqu’au stade
d’autonomie. L’obtention d’un crédit s’accompagne d’apprentissages dans les centres de réinsertion de Voix Libres. Les femmes sont les principales bénéficiaires des micro-crédits (80%). En souscrivant au contrat, elles s’engagent à suivre des cours d’alphabétisation et de planning familial avec leurs maris.
Une croissance, des revenus... Et des vocations
Le micro-crédit est un investissement générateur de nouvelles activités durables : plantations de légumes, fleurs, élevages de poules, ateliers de couture, boulangeries, activités artisanales ou commerces d’alimentation. Chaque activité engendre des améliorations providentielles pour l’ensemble de la collectivité et suscite de nouvelles vocations.
Les femmes des mines sont fantastiques !
En 2005, elles ont organisé à Potosí 93 groupes de micro-crédits de 5 à 18 femmes. Enfin, elles ont le droit d’ouvrir la bouche et d’entreprendre. Dix d’entre elles sont leaders. Elles proposent des micro-crédits à des nouvelles compañeras et éradiquent le travail des enfants mieux que personne, elles qui connaissent la mine dans ses moindres recoins. |
La clé du succès : Un accompagnement intensif…
- Alphabétisation et formation économique
- Communication permanente entre les femmes de Potosí et l’équipe de Genève
- Formation aux droits humains
- Réunions plénières (jusqu’à 500 femmes) chaque samedi
- Réunions de planning familial
- Ateliers d’autodéfense
- Formation en gestion de micro-entreprises
Résultats impressionnants des micro-crédits de groupe
- Les femmes avaient 8 enfants en moyenne en 1999, aujourd’hui elles n’en veulent pas plus que 4…
- La majorité des femmes ne se laissent plus abuser… alors que 7 femmes sur 10 sont battues selon les statistiques de Potosi.
- Les femmes qui ont souffert sont devenues leaders et dirigent leurs propres micro-entreprises.
- Les femmes ne sont plus victimes, mais sont devenues actrices et responsables du développement de leur communauté.
- Diminution du nombre d’enfants qui travaillent dans les mines et augmentation de la scolarisation.
Marianne Sébastien a été récompensée en 2006
par le club des femmes entrepreneuses pour son
programme de micro-crédits en Bolivie.
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Les femmes les plus courageuses: dans la neige et les cailloux à 4’800 mètres d’altitude… elles parviennent à rembourser !

Maura a quitté l’enfer pour devenir menuisière. Elle sait décider
les femmes et les jeunes à quitter les mines.
 
« Depuis que maman a une boulangerie, je ne travaille plus dans la mine… »
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