 Le groupe des mères de famille de Robertito:
les nouvelles promotrices de l'éradication
du travail des enfants |
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Jeune mineur dans les mines du Cerro Rico... à plus de 3 km de profondeur, les dangers sont extrêmes: gaz, effondrements, explosions, etc. |
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Après 8 ans de travail intensif à Potosi,
les enfants et les adolescents qui ont subi le travail
dans les mines ont été scolarisés
et diplômés grâce aux bourses d'études
de Voix Libres. Aujourd'hui, ils forment une équipe
de coordinateurs de grande valeur.
Ils ont entrepris eux-mêmes une campagne
d'éradication du travail des enfants dans les
mines. |
grâce aux programmes d’appui: éducation,
formation, autonomie alimentaire, santé, infrastructures,
micro-crédits et entreprises équitables
- Recensement de la population des enfants au travail, avec étude
de la situation socio-économique de leurs familles
- Campagne de conscientisation aux droits de l'enfant
- Octroi de 405 bourses d'études multiplicatrices soit 2020
bénéficiaires si l'on compte les frères
et sœurs qui en bénéficient également.
- Ateliers de musique, de dessin, d'alphabétisation
et de soutien scolaire.
- Garderie de 50 enfants dans le Cerro Rico (4 500 m. d’altitude).
- Construction d'un centre polyvalent pour 100 orphelins de la
mine et centre de formation.
- Atelier d'informatique
- Grande bibliothèque
- Atelier de fabrication de flûtes de pan
- Atelier de fabrication de cartes de vœux
- Programme de micro-crédits pour créer des
alternatives au travail de la mine.
- Création d'entreprises équitables : 3 menuiseries,
1 fabrique de jouets en aluminium et 1 entreprise
de construction.
- Dispensaire et campagne de prévention
- Construction d'infrastructures: eau potable, égoûts,
lumière et ouverture d'une route dans
les bidonvilles.
- Construction d'un complexe sportif polyvalent : grand terrain
de jeux pour différents sports, avec des gradins autour
du stade, un jardin public avec balançoires
pour les petits, douches et toilettes.
- Ateliers de formation pour les femmes, gardiennes des mines
et palliris (femmes qui récupèrent
les paillettes de minerai).
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Emiliana, gardienne de mine dans le Cerro Rico, à Potosi, à 4.500
mètres, vit depuis toujours dans un abri en pierre, collé à la
montagne. Elle dort avec toute sa famille sur un lit de cailloux,
sans chauffage, sans eau…
A l'entrée de la mine, elle garde les outils déposés
par les mineurs. Elle est un exemple de résilience : les
pires conditions de l'adversité ne l'ont pas écrasée.
Elle a transformé sa colère en espoir de justice
: elle sait porter la parole juste et se faire le témoin
de toutes les femmes qui souffrent (8 millions de morts dans
les mines depuis la colonisation).
"Nous ne connaissons pas le goût de l'eau, ni celui
des fruits et des légumes… Chaque jour, c'est la
soupe de riz ou de pâtes. Nous ne gagnons plus rien ici,
nous voulons quitter la mine pour retourner dans nos villages
et rendre sa fertilité à la Pachamama, notre terre
sacrée." |